Pour certains, le tonkinois est une race d’origine birmane ou thaïlandaise. On l’aurait vu pour la première fois à l’occasion d’une exposition féline à Londres en 1887, sous le nom de siamois chocolat. Le premier spécimen connu en Amérique pourrait avoir été une femelle nommée Wong Mau, une chatte au magnifique pelage brun rapportée de Birmanie par un marin de passage aux États-Unis en 1930.

D’autres prétendent que cette chatte croisée avec un siamois seal point aurait donné naissance aux premiers chats tonkinois. On aurait ensuite croisé un chaton de la portée avec sa mère et la portée découlant de cet accouplement aurait eu des airs mélangés de siamois, de burmese et de tonkinois. Mais pour plusieurs éleveurs de l’époque, le résultat n’a pas semblé satisfaisant et la race n’a intéressé personne de prime abord.

Il faudra attendre que des éleveurs canadiens, dont Margaret Conroy, probablement celle qui a vraiment lancé la race dans les années 1950, s’entichent des chatons tonkinois pour qu’enfin on aboutisse à un siamois au pelage doré, en quelque sorte le premier de cette race que nous connaissons aujourd’hui. À ce titre, il s’agit donc d’une race canadienne. Cependant, les tonkinois portent maintenant plusieurs couleurs de pelage différentes, pas moins de six, et sans doute plus avec les variations.

Au fait, pourquoi avoir donné le nom de tonkinois à celui qu’on appelait le « siamois doré », le Tonkin étant une des régions actuelles du Vietnam? Bien sûr, on évoquera ses allures orientales. Ses racines siamoises notamment visibles sur sa face sombre et les pointes de ses pattes. D’autres variétés ont aussi des noms exotiques… Par exemple, il existe une race à poil long qu’on appelle parfois le tibétain. Qui a baptisé la race ainsi? Point d’indication à ce propos.





Débordant d’énergie

Le tonkinois est un chat qui fera la joie des grands et des petits. C’est un rigolo qui ne se lasse jamais de jouer et de courir. Il amuse, il divertit et ne s’arrête que le temps d’un sommeil réparateur, avant de reprendre ses courses et ses jeux. Bref, ne vous attendrez pas à avoir un chat alangui qui prend des poses sur le canapé. Il aime les humains et a bien besoin que ce soit réciproque. Il possède une aptitude étonnante à faire des choses auxquelles on ne s’attend pas : allumer le téléviseur, ouvrir une porte, décrocher le téléphone… Il a en réserve bien des surprises pour ses maîtres. C’est un chat familial, sociable et amical qui, sans être aussi bavard que le siamois, sait se faire entendre. Faites toutefois attention à ses allée et venues… le tonkinois aime bien parfois prendre la clé des champs!

Le tonkinois est un chat robuste, à la santé de fer. De taille moyenne, il est pourtant plus costaud qu’il n’y paraît. Ses lignes tiennent du Siamois, mais on découvre vite une puissante musculature et une masse étonnante pour un chat de ce gabarit. Son pelage court ne nécessite qu’un brossage hebdomadaire.