Il est l’un ou l’autre, les deux ou plus l’un sans l’autre?
D’où vient donc ce chat qui est à la fois un persan et un siamois?
Réunirait-il le meilleur des deux races
?




Ce chat à l’allure exotique vient tout droit des États-Unis, ce qui, en soi, n’est certainement pas si exotique que ça! Cela dit, est-ce vraiment important? Seule compte son apparence, qui est somptueuse. Avec son poil fourni et luxueux et sa queue en panache à faire pâlir d’envie les autres chats, l’himalayen ne passe pas inaperçu.

Ce petit félin, qu’on appelle aussi « persan de Malaisie » et qui doit son nom à une race de lapins domestiques, n’est peut-être que le résultat d’une expérience réalisée à partir du patrimoine génétique du siamois, mais quel résultat! Quelle réussite! Au cours des années 1920 et 1930, des croisements ont été effectués aux États-Unis et en Suède afin d’obtenir un chat associant l’apparence des siamois et le pelage des persans. Après quelques mutations, c’est aux États-Unis et en Grande-Bretagne qu’apparut enfin en 1947, la race qu’on appelle aujourd’hui « himalayenne ». Ce premier himalayen est issu du croisement d’une siamoise atypique au poil mi-long et d’un persan bleu et noir. Il a fallu une dizaine d’années pour que la race soit reconnue au États-Unis et en Angleterre

Mi-siamois, mi-persan, l’himalayen réunit le meilleur du tempérament des deux races. Placide et tranquille, il a aussi le caractère joueur des siamois sans toutefois être exubérant et exigeant comme son ancêtre. Disons-le tout net, il est moins « bruyant » que le siamois tout en étant aussi affectueux et amical que ce dernier. Il bouge peu et préfère les coussins aux grands espaces. C’est donc le chat d’appartement par excellence, et il s’entendra aussi bien avec les personnes âgées qu’avec les enfants. Même s’il a un faible pour la chaleur du foyer et l’indolence des jours passés sur les genoux de ses maîtres, mettez-lui une souris sous le nez et vous verrez quel bon chasseur il est. En apparence, l’himalayen doit beaucoup au persan, dont il conserve le corps massif sur des pattes plutôt courtes. Du siamois, il a hérité les marques foncées sur la face et les extrémités et surtout, les magnifiques yeux bleu clair.



Évidemment, le pelage de l’himalayen ne manque pas de séduire. Mais qui dit pelage fourni et soyeux dit entretien fastidieux. Posséder un tel chat, c’est passer de longues heures à brosser son poil, qu’il a abondant et fin. À défaut de lui prodiguer les soins nécessaires, vous aurez un animal malheureux, au poil emmêlé et rêche. Il vous faudra le baigner une ou deux fois par mois pour que son apparence soit parfaite.
Source : Magazine animal