Le Balinais, qui partage avec le Siamois les mêmes gènes, est un chat gracieux au poil mi-long. Il a hérité de son cousin la couleur raffinée, l’élégance et le tempérament quelque peu possessif.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, ce chat n’est pas originaire de l’île tropicale de Bali, en Indonésie, mais fut conçu volontairement aux États-Unis. Son physique gracieux et équilibré, qui rappelle les danseuses de Bali, lui valut d’être dénommé Balinais par l’un des premiers éleveurs, nom signifiant aussi clairement qu’il s’agissait là d’une race distincte du Siamois, bien qu’assez semblable. En effet, le Balinais n’est ni plus ni moins qu’un Siamois à poil long. Mais le milieu des compétitions félines étant très sensible au fait qu’un chat appartienne à une race à part entière plutôt qu’à une simple variété liée à une race, la reconnaissance de ce nom n’est pas sans importance.


Un gène sélectionné


Des chatons à poil long apparaissent parfois dans des portées issues de parent à poil court. Ces chats, considérés comme non-conformes au standard, n’ont pas accès aux compétions. Lorsque ce phénomène se produisit dans une portée de Siamois aux États-Unis dans les années 1940, quelques éleveurs décidèrent cependant de créer une nouvelle race. La tâche était loin d’être simple. En effet, le gène des poils longs, récessif, est difficile à fixer. Dans les années 1960, les Balinais furent cependant reconnus par quelques amateurs américains, mais il fallut attendre 1970 pour qu’ait lieu sa reconnaissance officielle. Aujourd’hui, le Balinais jouit d’une popularité mondiale.


Un standard particulier


Un poil mi-long
La race, d’abord classée dans la catégorie des poils longs, appartient aujourd’hui à celle des poils mi-longs. C’est le résultat de la présence de nombreux Siamois (poil court) dans les programmes de sélection. La robe n’est ni épaisse ni doublée comme celle des Persans, mais reste près du corps, et les poils longs sont situés exclusivement sur la partie arrière du chat. De loin, un Balinais passe pour un Siamois à queue épaisse. Heureusement, les Balinais n’ont pas le sous-poil laineux des autres poils longs et n’ont donc pas besoin d’un entretien intensif. Le brosser avec une brosse souple deux fois par semaine.




Un Siamois moins typé
Le corps du Balinais est très proche du Siamois : longiligne, avec les pattes fines et les pieds petits. Cependant, le Balinais ressemble plutôt à un Siamois de l’ancienne génération (année 1950-1960), sans les traits angulaires à l’extrême de la tête. Le profil est droit, le cou long et élégant, et les yeux saphir. Le masque se prolonge par des lignes noires jusqu’aux oreilles larges et dressées, qui suivent le profil de la tête et peuvent présenter des touffes de poils. La queue est longue et effilée, mais en plumeau.


La robe
Comme chez les Siamois, la question de la couleur est très délicate pour le Balinais. Aux États-Unis, seules les trois couleurs d’origine du Siamois (seal-point, chocolate-point, lilac-point) sont admises. De nouvelles couleurs, développées récemment chez les Orientaux, peuvent apparaître chez le Balinais. Ces chats, classés à part, sont nommés Javanais. En Europe et en Océanie, on reconnaît une plus grande diversité de Balinais, comme de Siamois.


Un chat extraverti


Comme ses ancêtres, le Balinais est énergique, curieux, exigeant, bavard, voir bruyant. Très affectueux, il cherche à s’intégrer à la famille et tolère bien les enfants, même turbulents, mais s’il reste seul trop longtemps, il risque de faire des dégâts. C’est un chat qui a besoin d’espace et de distractions. Sa parenté avec les Siamois entraîne une maturité sexuelle précoce : les Balinaises peuvent être en chaleur dès l’âge de 6 mois.



Profil de la race


Espérance de vie: 12 à 15 ans

Poids à l’âge adulte: Mâles : 2.5 à 5 kg

Nombre moyen de chatons par portée: 3 ou 4

Tempérament: affectueux, énergique et bruyant, le Balinais s’adapte bien à la vie en communauté. Il peut vivre en appartement, mais préfère avoir de l’espace pour pouvoir faire de l’exercice. Il ne supporte pas de rester seul trop longtemps, surtout s’il est enfermé. Il se laisse éduquer facilement. Robe : Aux États-Unis; seal-point, chocolate-point, lilac-point uniquement; ailleurs : toutes les couleurs du Siamois.

Problème de santé lié à la race:
→ Le strabisme peut affecter un œil ou les deux. Ce défaut n’altère pas la vue du chat, mais est considéré comme disqualifiant dans les concours. Il n’existe pas de traitement. Les chats atteints ne peuvent pas servir à la reproduction.

→ La déviation des os de la queue est assez fréquente chez les Balinais tout comme chez les Siamois. Elle peut atteindre 90° et se situe souvent à l’extrémité, bien qu’on puisse la trouver tout au long de la queue. Ce défaut est sans conséquence pour le chat, mais n’est pas acceptable dans les concours félins.











© Chatterie Jovisca