Même domestiqués, les chats ont conservé des réflexes d’animaux sauvages. La défense de leur territoire, liée à la nourriture et à la sexualité, est un comportement instinctif. Les chats sont pleins de contradictions, à l’état sauvage ils sont parfaitement capables de cohabiter, mais le vôtre refuse de partager un morceau de gazon avec le voisin : très attaché à vous tant que vous lui procurez ce dont il a besoin, il devient volage s’il trouve meilleur couvert ailleurs. Même avec un jardin à sa disposition, il préfère escalader la barrière pour se soulager à côté.


Un espace vital


La nourriture et l’espace :
Ce sont deux éléments fondamentaux pour le chat et son instinct de chasseur le rend extrêmement sensible à tout ce qui peut restreindre son accès à l’un ou l’autre. C’est pourquoi la défense de son territoire (choisi ou accepté) parce qu’il représente une ressource de nourriture fiable, constitue son activité principale. Un chat qui entre sur le territoire d’un autre sera perçu comme une menace, dûment averti et éventuellement combattu. Insuffisamment nourri, un chat aura tendance à agrandir son territoire, voire à s’installer chez les voisins.

La cohabitation :
S’ils ne possédaient pas une exceptionnelle faculté d’adaptation, les chats domestiques qui vivent en ville dans un périmètre restreint se livreraient sans cesse des combats sanglants. Mais la plupart sont suffisamment nourris, ce qui leur permet de coexister. Ceux qui peuvent sortir étendent leur territoire autour de la maison. Ce territoire peut être partagé entre plusieurs chats d’une même maison et chevaucher un territoire voisin. Certains chats sont partisans du « partage du temps » : l’un utilise un mur pour y faire un somme le matin, tandis qu’un autre s’en empare l’après-midi. Les chasseurs sont plus pointilleux sur leur territoire à la tombée de la nuit, quand s’activent les petits rongeurs.



Hormones et territoire



À chacun selon sa positon sociale :
Si la nourriture conditionne largement les réactions du chat vis-à-vis de son territoire, sa vie sexuelle joue un rôle. Les mâles non castrés ont besoin de davantage d’espace que les autres. Les chattes qui viennent de mettre bas n’ont pas besoin de beaucoup d’espace mais défendront vigoureusement leur parcelle. Les chats castrés des deux sexes sont moins accrochés à leur territoire et entretiennent des contacts plus amicaux avec leurs congénères. C’est pourquoi il est sage de recourir très tôt à la castration (voir : le mâle)


Les questions les plus souvent posées



  • Mes voisins sont furieux car mes chats n’arrêtent pas de faire leurs besoins dans leurs plates-bandes. Comment les en empêcher ?

    Procurez à vos chats, dans votre propre jardin, un petit coin recouvert de sable et nettoyez-le régulièrement. Les chats adorent la texture du sable.

  • Bien que mon chat soit castré, il continue à attaquer ceux du voisinage. Mes voisins sont en colère. Que faire pour éviter ce désagrément ?

    Ce problème n’est pas toujours facile à résoudre. Vous pouvez essayer de tenir votre chat à l’intérieur, ou de lui organiser un emploi du temps qui lui permettrait de sortir quand les autres chats sont rentrés. Vous pouvez essayer de détourner son énergie vers des jeux actifs. Des médicaments peuvent réduire son comportement. Si vous ne trouvez aucune solution, adressez-vous à un spécialiste du comportement animal.



  • Mes deux chattes sont de la même portée, mais l’une a peu à peu conquis le salon pour son seul usage, si bien que l’autre n’ose plus y pénétrer. Que se passe-t-il ?

    En général, les chats d’une même portée s’entendent bien. Si vos chattes ont des relations amicales ailleurs dans la maison, il se peut que celle qui refuse d’entrer dans le salon y ait vécu une expérience désagréable sans rapport avec l’autre chatte. Essayez de l’y attirer, en l’absence de celle-ci, avec des friandises et des caresses. Servez son repas dans cette pièce, afin qu’elle l’associe à des moments agréables. Mais si vos chattes se montrent hostiles l’une envers l’autre ailleurs que dans le salon, il s’agit alors d’un problème dans leurs relations.

    Source : Votre chat (John et Caroline Bower)









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